13 jan
Michel Jonasz: du blues, de l’humour, du blues…
J’étais au Casino de Paris hier soir, parce que Michel Jonasz y était aussi. Et il y sera encore jusqu’au 14 janvier, ce qui devrait inciter tous ceux qui l’aiment à y retourner, et tous ceux qui n’ont pas encore cette chance, à y aller en confiance . Ils feront, et ils comprendront…
Si je donnais toutes les raisons pour lesquelles Michel Jonasz résonne si fort en moi, je craindrais de les réduire en les enfermant dans une liste.
Or Michel Jonasz est un irréductible amoureux de l’amour, de son enfance, des mots, des notes de blues, de la tristesse même pas triste, et surtout de la vie passée, présente et future.
Certains de ses textes et de ses harmonies sont nostalgiques parfois, souvent même, mais la tristesse en est totalement absente car il y a dans ce sentiment une dimension de désespérance dénuée d’espoir, étrangère à l’univers de Michel Jonasz.
Ce qui frappe, c’est cette combinaison de gravité et d’humour, de légèreté et de sens qui émanent de son être et de son art.
Au-delà de l’auteur-acteur interprète de ses chansons, Michel Jonasz est un comédien, magnifique et bouleversant. Son spectacle Abraham, par lequel il fait revivre seul en mots et en chantant la mémoire de son grand-père et de sa famille là-bas et ici, hier et maintenant, est un hymne à l’amour des siens. Il semble que le spectacle soit en tournée cette année encore pour quelques dates…
Mais revenons au spectacle d’hier soir. De magnifiques chansons du très réussi nouvel album Les hommes sont toujours des enfants (la chanson-titre de l’album, les bougies de secours…) des grands classiques (Les fourmis rouges, Super nana, Je pense à elle tous les jours…), de vraies prestations comiques entre les chansons, et du blues, du blues, beaucoup de blues.
(et celle-là parce que c’est ma préférée d’entre toutes, même s’il ne l’a pas chantée hier soir)
Et s’il y avait autant de blues, c’est qu’il y avait des échanges, de la vraie musique, et de vrais musiciens autour de Michel Jonasz, qui reconnaît incontestablement les siens. Moments forts donc aussi grâce aux chanteurs Eric Filet (dit Malcom X) et Jean-Marc Reyno (dit Whoopi Goldberg), et aux musiciens Guillaume Poncelet (claviers, trompette), Stéphane Edouard (percussions) et au très doué jeune guitariste aux solos inspirés, dont quelqu’un me rappellera peut-être le nom…
Et quand tout ce monde communie avec Muddy Waters, pour une version magique de Hootchie Kootchie Man, le public ne boude pas son bonheur d’être là.
Le public, en effet. Le public de Michel Jonasz est très particulier, transgénérationnel, fidèle et fanatique au sens propre du terme. Du petit bonhomme d’une dizaine d’années littéralement envoûté qui dansait au balcon, à la génération René Coty, tous connaissaient tous les standards par cœur, et tous sont entrés dans la transe finale de Joueur de Blues.
J’aime Michel Jonasz, car il joue comme il respire, avec vérité. Il a l’aura du monstre sacré, et la simplicité des plus grands, à mille lieues des stars du faux et du vent.





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Coccinelle continue son petit bout de chemin, et c'est bien ainsi. N'hésitez pas, toujours, à aller consulter sa page 


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